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Sex work generation. Enfin la 4ème génération est arrivée ! Le livre de Wendy Delorme est tout ce qu'il y a de plus raffraichissant. Evidemment j'adore. Elle nous parle de plaisirs, de sexualités, de genre, de combats aussi. Avec elle, on s'amuse, on boit, on se drogue, on voyage, on change de sexe et de partenaires, on se travestit, on crée de nouveaux codes, de nouvelles pratiques, de nouveaux langages, et on fait du sex work bien entendu. On n'oublie pas non plus les générations précédentes, celles qui n'ont pu profiter de la vie comme nous parce que femmes mais qu'on a rendu folles comme nous, de cette folie dont nous avons hérité. Le ton est amusant, agréable, Wendy évite les défauts des discours militants et fait passer les messages avec humour et tendresse. Quelque soit votre identité sexuelle et de genre, vous vous retrouverez dans ses personnages, justement parce que celles-ci sont multiples. Ce livre est un roman mais avec des parts de vécus réels. Nous le savons bien parce que nous les avons parfois vécu avec elle. C'est ce qui le rend très fort. Si vous ne l'avez pas encore lu, courrez l'acheter. T.S. |
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Condition sociologue La grande théorie de Lilian Mathieu, c'est que les putes sont incapables de s'auto-organiser et qu'un mouvement social pute est improbable. Dans la condition prostituée, il joue au super scientifique spécialiste de la prostitution. Et en effet, il connait bien le sujet, vous y trouverez nombre d'informations si vous, vous ne le connaissez pas. Mais voilà, nous nous l'exerçons la prostitution. Donc certains passages disant que la prostitution ne peut pas être un choix car toujours issue d'une contrainte économique, ou la comparant à la mendicité, ba forcément on n'aime pas. Molière aussi a eu besoin de travailler pour vivre et a été traité comme une pute jusqu'à sa mort, et pourtant on a bien fini par reconnaitre que la comédie est un métier, un art, quand bien même beaucoup d'acteurs continuent de l'exercer dans la rue et dans la faim. Ces passages sont sans doute dûs à une volonté de renvoyer dos à dos les deux courants idéologiques majoritaires abolitionnistes et réglementaristes et ainsi de démontrer sa neutralité scientifique. Sauf qu'on a l'impression à le lire que revendiquer son travail comme un travail nous rangerait parmi les réglementaristes, quand nous nous opposons au contraire aux volontés politiques de nous contrôler et de nous enfermer. Autre grand défaut, certainement encore pour ne pas contredire sa thèse, son analyse des mouvements sociaux de prostituées s'arrêtent à 2002 et au mouvement d'opposition à la loi pour la sécurité intérieure, qui il a raison, a une fois de plus été un échec puisqu'elle a été votée et est jusqu'à aujourd'hui appliquée. Mais s'arrêter à 2002, cela veut dire ne pas parler de la création de nouvelles associations dont Femmes de Droit-Droit des femmes ou du groupe activiste Les Putes, lui même issu de la conférence européenne des sex workers de 2005. C'est ignorer volontairement le Manifeste et la Déclaration des droits des travailleurs du sexe rédigés durant cette conférence, ou encore l'Assemblée Générale de la prostitution du 16 mars 2007 réunissant presqu'une centaine de personnes. C'est oublier les zaps des Putes devant Matignon ou la permanence du mouvement du NID. C'est ne pas avoir lu la tribune publiée dans Libération contre la pénalisation des clients. C'est ne pas évoquer enfin les Pute prides et le nouvel activisme en France et au niveau international. De la part de quelqu'un qui se veut le spécialiste en France des mouvements de prostituées, il ne peut s'agir de méconnaissance. Plus généralement, quand on sait qu'avec la révolution Internet, on travaille de moins en moins dans la rue, parler de condition prostituée, c'est omettre que la prostitution a été remplacée par le travail sexuel. |
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From: manuchaolaradiolina directed by Fernando Leon Added: September 26, 2007
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