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Portraits d'idees 33 : Contre la recuperation raciste du feminisme par la droite francaise avec Elsa Dorlin (Philosophe, maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du réseau féministe NextGenderation) |
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Nous avons choisi de présenter le film "un racisme a peine voile", car bien qu'il ne concerne pas directement le thème du travail du sexe, il démontre comment un groupe social de femmes peut être exclu et stigmatisé au nom d'un certain féminisme tout comme nous les putes le vivons, avec souvent les mêmes arguments. |
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| "Islam, racisme a peine voilé" qui a eté censuré quelques semaines après sa sortie en septembre 2004. Interdit de diffusion dans plusieurs villes. Strasbourg, Rennes, Mulhouse, Fontenay-sous-bois, Bondy, Sarcelles, ..... Octobre 2003, Alma et Lila Levy sont exclues du Lycée Henri Wallon d'Aubervilliers pour le seul motif qu'elles portent un foulard. S'en est suivi un débat politique et médiatique assourdissant, justifiant dans la plupart des cas l'exclusion des jeunes filles qui portent le foulard à l'école. Février 2004, une loi finit par être votée par l'assemblée nationale, à la demande de Chirac... "Un racisme à peine voilé" revient sur cette polémique depuis l'affaire de Creil en 1989 (où deux collègiennes avaient été exclues pour les mêmes raisons) et tente de "dévoiler" ce qui se cache réellement derrière la volonté d'exclure ces jeunes filles. Le film donne la parole a ces jeunes filles. Ainsi qu'à d'autres [professeurs, militant(e)s associatifs(-ves), féministes, chercheurs(-euses)] regroupé(e)s autour du collectif "Une école pour tous-tes", qui lutte pour l'abrogation de cette loi qu'ils et elles jugent sexiste et raciste... |
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Canada : Une coalition de féministes soutient les droits des travailleurs du sexe. FIRST est une coalition canadienne de féministes qui se sont rassemblées pour défendre les droits des travailleurs de l'industrie du sexe et qui plaide en faveur de la décriminalisation du travail du sexe adulte. Elles sont guidées par le principe fondamental que les travailleurs du sexe devraient avoir les mêmes avantages et protections des droits humains disponibles pour tous les membres de la société canadienne. Pour être une société rééllement engagée vers l'égalité, la liberté et la dignité humaine, nous devons reconnaitre les droits des travailleurs du sexe à : - Vivre et travailler dans des conditions libres de haine, de violence et d'exploitation; - Avoir sa dignité, autonomie et liberté respectées, incluant le droit de s'engager dans une relation sexuelle consensuelle avec d'autres adultes sans être criminalisé; - Être traité comme un membre égal de la société, avoir les mêmes protections et avantages de la loi et ne pas être sujet au stigmate à la discrimination et à l'aliénation sociale FIRST de plus reconnait que la discrimination contre les travailleurs du sexe interfère souvent avec le préjudice et la discrimination sur les bases du genre, de la race, de la pauvreté, de l'orientation sexuelle, du handicap et de l'âge. Sur ce point, l'oppression expérimentée par les femmes indigènes est intrinséquement connectée à l'histoire du Canada, de la colonisation et de l'échec de reconnaitre les droits inhérents à l'auto détermination des indigènes. Il doit être reconnu que la décriminalisation du travail du sexe ne va pas en elle même arrêter les injustices expérimentées par les travailleurs du sexe. Cependant, c'est un premier pas important pour améliorer la santé et la sécurité des travailleurs du sexe, et de toutes les communautés concernées. |
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